Podcast Saveur Graffik : c’est pas du street-art c’est du fish-art

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Saveur Graffik : c’est pas du street-art c’est du fish-art

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Saveur graffik, c’est pas du street-art c’est du fish-art Epok

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Intro

Bienvenue dans ce nouvel épisode d’Epok.

Aujourd’hui, toujours accompagné de notre fidèle guide David Font du blog street-art Lyon, nous allons rentrer dans l’univers aquatique de Saveur Graffik. Saveur Graffik œuvre dans le fish-art, l’underwater art ou le urban fish-art. Hier nous l’avons accompagné pour la réalisation d’une fresque “J’m’en Fish”, fresque en collaboration avec le resto Sapna, situé rue de la Martinière. La fresque devrait prendre 3 jours pour être faite, elle sera posée sur un pan de mur de 2m sur 4, exposée en pleine lumière au cœur du 1re arrondissement de Lyon. Les outils: quelques bombes et Posca, un crayon à papier, avec aussi une gomme, du scotch et des cartons..

Avec :

Cédric Pradelle (interview et montage), Antoine Château (Artiste Urbain) et David Font (fondateur de street-art Lyon).

Bio :

Saveur Graffik vient du graffiti et il enseigne les arts appliqués. En début de carrière, en 1986, en région parisienne, influencé par la scène musicale alternative, il fait du pochoir et réalise ses premiers tags. Submergé par la culture Hip Hop, il crée à Orsay en 1988, un groupe de graffiti nommé “NTC-91 el sur”. Puis, les années passent et il part à Saint Brieuc fonder une famille et vivre de son art. Il réalise, entre autres, la décoration de plus de 180 postes électriques éparpillés sur toute la Bretagne. Il prend la rue comme terrain de jeu et comme support d’expression. Son but est de sensibiliser au respect et à la préservation de la faune et de la flore aquatique qui sont en pleine mutation. Son objectif à court terme avoué et assumé, est d’être identifié comme référent pédagogique dans l’enseignement du street art.

Lire la suite de la bio de Saveur Graffik

Contenu de l’épisode :

Dans cet épisode, nous parlerons de Porcelaine de la ville de Delft aux Pays-Bas, d’Azulejos de Lisbonne, de Bleu royal et de bleu marin. Nous parlerons également d’éducation et de formation, des nouvelles générations et des plus anciennes et de leur rapport à l’art urbain. Nous aborderons l’épique rivalité entre le street-art et le graff et aussi d’écologie. Nous parlerons un peu de technique, de recyclage, d’up-cycling et de réalisation de toile ou d’autres supports en mix media à base de bois flotté. Enfin, si vous restez jusqu’à la fin de l’épisode, vous ferez connaissance avec une sirène urbaine mélancolique.

C’est pas du street-art, c’est du fish-art

Extrait de l’épisode du podcast de Saveur Graffik

« …Finalement, transmettre, c’est vraiment ce que j’ai envie de faire. Maintenant que j’ai plus rien à prouver artistiquement et, techniquement avec un parcours d’une vingtaine d’années. Ce que t’as appris dans la rue, c’est des choses que t’apprends pas à l’école.

Mon objectif a été de savoir comment je peux transmettre ça donc j’ai tenté le le concours de prof, de prof en lycée pro. A Lyon, je n’avais pas de taf, j’étais au chômage donc je me suis dit que maintenant que la peinture urbaine est devenue un marché, je me suis dit que je laissais ça aux autres et que, moi, je vais transmettre ce que j’ai appris. Je me suis lancé là-dedans. J’ai passé le concours et puis maintenant j’ai un poste, je suis en poste dans l’académie de Lyon et je suis prof d’art appliqué et de design. Ça fait maintenant 4 ans, que j’ai un boulot et donc une stabilité. Un boulot dans l’art, ce qui est pas mal. Ce qui est génial, c’est que l’art appliqué, le design, t’as pas de réel programme donc tu peux construire toi-même ton programme donc évidemment que je me régale à trouver des thématiques, à faire des liens, à faire des références entre l’art contemporain, l’art un peu plus ancien et puis l’art moderne. Je vais partir d’un Pollock avec le dripping pour arriver à Jonone qui balance la couleur sur ses toiles à coup de gant de boxe et je me régale !… »

« …Depuis 4, 5 ans, j’ai pris la dynamique de ce que peut apporter cette génération à s’exprimer dans la rue. Ce qu’on va appeler vulgairement le street-art. Il y a une effervescence ! Je vais aller dans la rue et je vais faire ce que j ‘ai envie de faire : du fish art. Donc je m’éclate à aller coller mes poissons, aller les peindre, aller les mettre en scène dans des fonds subaquatiques. Je m’éclate que ce soit au feutre, que ce soit du paste up, c’est à dire du collage de silhouettes de poisson re-colorié, que ce soit à la craie, que ce soit au pochoir ou que ce soit à la bombe sur des compos. Je m’éclate dans Lyon à le faire et puis je suis porté par cette émulation et cette nouvelle génération qui arrive dans la rue : des jeunes, des vieux, des filles, des garçons, des jaunes, des blancs, des rouges, y a pas d’étiquette, y a pas de style, il y a surtout l’envie d’une certaine poésie. Même mes poissons, je les fais parler, ils ont des choses à dire, ils ont des petites phrases, ils font de l’humour… ».

saveurgraffik-ruedesaugustins
Saveur Graffik – rue des Augustins

Pour en savoir et voir plus:

Instagram : @saveurgraffik

Playlist

  • Lesson Learn’d – Wu-tang feat. Inspectah Deck and Redman
  • KALASH, ADMIRAL T, TAIRO – Sound System
  • Gilles Petersen sounds
  • Le chant des sirènes – we bleed for the ocean – Arielle Dombasle, Nicolas Ker
  • Manu Dibango – African Voodoo – Groovy Flute

Influences:

Saveur Graffik apprécie des artistes comme :

  • Mode 2,
  • Jero one,
  • Tones one,
  • George Rose,
  • Hayley Welsh,
  • Alex Senna,
  • Ernesto Maranje,
  • Emily Ding,
  • Caratoes,
  • Andrey Berger,
  • Deih,
  • Alexis Diaz.

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