Walter Molli peintre, entre graffiti et classique.

Walter Molli vient de Naples au sud de l’Italie « ça n’est pas pareil que le nord » dit il avec ironie. Walter est architecte de formation et pratique le graffiti depuis 15 ans. Il peint dans la rue parce que selon lui, avec humour et constat : « dans la rue c’est jamais pareil. ça peut être tranquille ou animé… Des fois il y a les flics qui te demandent ton numéro ou des mecs qui essaie de te casser la gueule… ». La pression pour créer rapidement dans les rues est un moteur. Walter est peintre et ne pratique pas le pochoir ou le collage. « je me salie les mains avec de la peinture » dit il fièrement.

Un artiste complet

Walter à suivi un cursus scolaire scientifiques. Après un diplôme d’architecture, il aurait pu choisir de faire un master, mais il a préféré investir cet argent pour faire un stage dans l’atelier d’un maître, pour apprendre la peinture a l’huile.

Les premiers artistes qui l’ont inspiré en graffiti, (avant d’ouvrir un magazine ou internet, qu’il n avait pas en ce temps là) étaient du « ten crew » des artistes locaux à 20 km de Naples. Certains sont devenus ses « partenaires de crimes ». Il y a aussi eu le “CTA crew” de Caserta, au milieu des annees 90, toujours dans ses favoris et dont il est fier de faire parti. Ensuite, avec l’arrivé d’internet, il a été impressionné par DAIM, LOOMIT, DARCO et bien d’autres. C’est à ce moment qu’il étudie la 3D puis ensuite il revient sur des styles plus « classiques vandales », il travaille ses gammes avec des pièces de seulement 2 ou 3 couleurs. Son inspiration du mouvement street-art et du graffiti arrive surtout avec Score, Pekor et BLUES crew, Zoer et Velvet CSX, Etam cru, Sobekcis, SAWE (l’un des meilleurs d’après lui), UB crew et encore bien d’autres…

Après avoir appris beaucoup de l’histoire classique de l’art, il s’inspire de différentes choses, à commencer par les esquisses d’architecture du début du 20ème siècle (Sant’Elia, Mies Van de Rohe, G.Rietveld, etc…) ou de recherches faites par Kandinsky pour le mouvement Bauhaus, surement, l’une de ses meilleures inspirations aujourd’hui. Ses Artistes préférés toutes catégories confondues étant Segantini, De Nittis, Zoer, Sawe, Mode2, Dondi White, Rae Martini…

Au début, (dans les années 2000) c’est le graffiti qu’il préférait. Il commence à graffer les rues comme un gamins avec un nouveau jouet. Puis il rencontre « quelques gars fous de ma ville » (le STC Crew) et certains d’entre eux, Spider (RIP) en particulier, l’a beaucoup influencé. Il lui montre le styles 3D de Daim et Walter étudie les effets de lumières, d’ombres et les couleurs, en pratiquant beaucoup sur du papier et sur les murs, légalement. Puis sa mère, professeur d’art, le guide aussi dans les styles plus traditionnels de l’histoire de l’art, qu’il utilise de plus en plus. Cette partie, il l’a aussi étudié à l’Ecole d’Architecture comme la technique de croquis et le dessin numérique. Donc, en parallèle du graffitis vers lequel il est naturellement attiré , il commence à ce diversifier, faire ses premiers tableaux et étudier des techniques variées. Pendant quelques années, il participe a des graffitis jam, ce qui lui apporte également énormément.

Dès la fin de son école, il fait surtout du graffiti illégal avec son ami Rasta (Style très rapide en utilisant des rouleaux et des contours basiques). A se moment là, il étudie l’anatomie en même temps que la peinture. Le mélange de son style actuel émerge à cette époque, avec à la fois, un style instinctif mais en respectant la structure des objets, des bâtiments, des crânes et des os.

l’inspiration par l’admiration

Malgré tout, Walter aimerait maîtriser l’aquarelle, il continue a travailler la peinture à l’huile et l’aérographe avec lequel il dit ne jamais avoir été bon. Ce qu’il maîtrise peut être le mieux, bien qu’il pense ne pas être « multi-compétent », c est le « mix-media », le mélange des techniques. L’outil qu’il préfère, est celui dont il a besoin sur le moment. L’effet , le rendu d’une technique l’attire plus que d’être un spécialiste d’une seule pratique. Il aime l’huile quand il veut un effet intense de couleur, l’acrylique pour produire rapidement, le rouleau pour les grandes surfaces, la puissance du chrome… Et il conclue « le graffiti est un peu à la calligraphie ce que le thai chi est aux arts martiaux, si tu fais les bons gestes tu as une belle ligne, c est de la méditation mêlée avec de l’instinct ».

Si vous avez déjà vu des peintures de Walter Molli, vous avez sûrement remarqué une certaine obsession pour les chats. Walter a grandi avec des chats, et les trouve intelligents. « Ils ont une façon bien a eux d’analyser nos actions et les situations, de scruter de façon intense avec leurs yeux. Je trouve aussi leur comportement vraiment similaire à celui des graffeurs ».

Les trains ont, en quelque sorte, changé sa vie. Comme graffeur surtout (comme faisant du lettrage), et aussi son attitude en tant qu’artiste. Le support étant spécifique à une pratique vandale avec ce qu’elle implique : le risque, la vitesse d’exécution…

Dans ces motifs favoris, les portraits de graffeur sont également important parce que « j’ai eu l’occasion de connaître beaucoup de graffeur et j’ai trouvé qu’ils étaient vraiment différents, avec des besoins différents des personnes lambdas ».

Méthode et détermination.

Walter Molli a une façon personnel d’appréhender le regards que l’on a sur son travail. Dans un premier temps, il ne veut pas avoir de retour jusqu’à avoir achevé sa toile, sinon il se dit être influencé par les jugements. Quelquefois, il voudrait représenter la colère et la violence mais les gens trouvent de la douceur. D’autres fois, il voudrait que l’observateur tombe dans une spirale puissante de perspective et les gens s’attachent à d’autres détails. Pour lui, les commentaires et interprétations sont primordiaux et enrichissants.

Concernant sa production, ses démarches consistent par exemple à prendre des composantes des villes et de les entremêler, à placer un portrait sur une toile et le fondre au milieu d’éléments urbains… Walter aime produire et être entre le graffiti et la peinture traditionnelle. Il ne se considère pas comme street artiste. Principalement parce que ses messages sont plus exprimé par la technique et la compositions. Le message peut être politique, de propagande ou social, mais pas d’une manière explicite. Walter pense que les artistes de rue se trouvent trop souvent impliqué dans la propagande, le recyclage d’icônes pop « …combien d’entre eux on reproduit le clown  Macdonald ?… » Walter pense qu’ils axent leur recherche artistique sur des messages sociaux, politiques ou autre mais la plupart du temps, en laissant de côté les recherches sur la peinture, la composition, la technique…

Avec beaucoup d’humour sur les questions liés à l’échec ou la réussite, Walter pense que sa réussite est d’avoir su partir de Naples pour évoluer mais son échec est de n’avoir pas (encore) sauvé le monde et ajoute un « sorry guys ! ». Ces Objectifs à court, moyen et long terme est de faire plus de graffiti de chat, de mixer la peinture classique avec le graffiti et évidemment de conquérir le monde.

Pour finir : « Je veux remercier mes crews, ma familles, ma fabuleuse copine Anna, mes amis franco-napolitain, vous et enfin ma plus grande source d inspiration Enrico Pallazzo. »

Les expositions de Walter Molli :

En 2014, au SPECTRVM  : Walter Molli / Francesca Strino / Fabio Abbreccia – ASCI Napoli et CITY HUNTERS. En Décembre, Expo solo – Chez Artigone, rue juiverie Lyon 5e. (Jusqu àu 31 Janvier 2015)

En mai, Exposition solo « TRAINS » chez « 81 Shop », rue des capucins dans le 1er arrondissement de Lyon.

Walter Molli est “artiste résident” à A#01 Fine Art Gallery – Via Chiatamone 19 – NAPOLI (Italy)

2015, Février, au “street art” restaurant, 73 rue Massena dans le 3e arrt de Lyon.

Walter Molli sur le web

Site web : www.waltermolli.com/
Page facebook : https://www.facebook.com/walter.molli.artista
Profil instagram : http://instagram.com/wxm081
Tumblr : http://waltermolli.tumblr.com/

et bientôt sur bigcartel.

 

Galerie de Walter Molli peintre

 

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